Alors qu’Anne Goscinny ne voit personne d’autre que l’ancien Nuls pour achever Astérix au cirque, une ébauche inédite laissée par son père, l’acteur annonce avoir déjà « des idées d’histoires ».
Par Toutatis, voilà une nouvelle qui ferait trembler même Assurancetourix perché dans son arbre ! Tandis que Netflix dévoile mercredi 30 avril sa série animée Le Combat des chefs réalisée par Alain Chabat, une aventure inachevée des irrésistibles Gaulois refait surface : Astérix au cirque, une ébauche retrouvée de René Goscinny en personne. Et qui mieux qu’Alain Chabat, fidèle allié du village de résistants à l’envahisseur romain, pour redonner vie à ces planches ?
« J’ai trouvé un peu plus de 20 pages d’un Astérix qui s’appelle Astérix au cirque », détaille Anne Goscinny, la fille de l’un des pères d’Astérix, dans Ouest-France en novembre 2024. « C’est peut-être l’album qui était en cours d’écriture quand mon père est mort », ajoute-t-elle. De quoi rendre nostalgique les adeptes de la bande dessinée et faire frémir les Romains. Et à qui confier cette mission délicate, sinon au seul Gaulois de cinéma qui sache retranscrire l’esprit de la BD : « Alain Chabat », répond Anne Goscinny.
Dans un nouvel entretien à Ouest-France, publié mercredi, le principal intéressé met les pieds dans la marmite. Lorsqu’il est question de savoir si Alain Chabat pourrait achever la bande dessinée Astérix au cirque, il répond « oui », avec une part d’hésitation. « C’est au-delà de la responsabilité. C’est très intimidant. J’ai des idées d’histoires à partir de ce début. Mais évidemment, personne ne sait où René Goscinny voulait aller », ajoute-t-il.
Le dialogue est ouvert
Pour Alain Chabat, finir une œuvre de René Goscinny, c’est un peu comme combattre une armée de romain sans potion magique : « il est vraiment dans la stratosphère du talent. C’est le type qui a inventé Astérix et Obélix avec Uderzo, qui a réinventé Lucky Luke avec Morris, qui a créé Le Petit Nicolas avec Sempé, Iznogoud avec Tabary. C’est lui qui a dirigé Pilote et déniché un réservoir de talents inouïs qui ont fait les belles heures de la BD pendant vingt ou trente ans », énumère-t-il.
Face aux cases blanches laissées par Goscinny, Alain Chabat, sollicité par Anne Goscinny elle-même, avance avec prudence. Rien n’est signé, rien n’est tranché, mais le cinéaste est ouvert au dialogue. « On peut effectivement continuer à en parler avec Anne. Notamment si on trouve plus d’infos sur cet album. Je ne peux pas en dire plus mais, effectivement, il y a un début génial. »
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