De passage à Paris, le réalisateur de La Fabrique du mensonge explique comment il s’est servi de la figure de Joseph Goebbels pour plonger dans les coulisses du IIIe Reich. Et en déconstruire les mécanismes propagandistes. Édifiant et passionnant.
Lang avoue cependant avoir mis longtemps avant de se lancer dans un tel film. « Je pensais n’avoir pas la maturité suffisante pour pouvoir bien le traiter, précise-t-il. En réalité, si j’ai finalement choisi Goebbels, c’est parce que c’est lui qui a littéralement créé le mythe de Hitler. » En mélangeant des images réelles et de la fiction, le film pose les bases de son questionnement central.
« En réalité, ces images documentaires sortent du bureau de Goebbels, précise le cinéaste. Goebbels a transformé la réalité pour en faire sa vision. Il a façonné le réel. Si l’on montre ces images sans les décrypter, sans les commenter ou les analyser, on se fait le serviteur de cette démarche. Il était donc indispensable de déconstruire ces images. C’est pour cela que le film commence dans une salle de projection. »
Depuis quelques années, le cinéma allemand tente de se réapproprier son histoire. Et surtout la tragédie absolue qu’a été la Seconde Guerre mondiale et son cortège d’horreurs…
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