REVUE DE PRESSE – En salles depuis le 14 mai, le sixième volet de la saga produit par Warner récolte de nombreuses critiques positives.
Près de quinze ans après la sortie de son dernier opus, la saga horrifique Destination finale est de retour avec un sixième volet, intitulé Destination finale : Bloodlines . Sorti en salles le 14 mai, le film a reçu de bien meilleures critiques que son prédécesseur, plus sobrement baptisé Destination finale 5. Pour beaucoup de médias, le film est bien construit et retranscrit à merveille l’esprit de la saga.
Pour Ouest-France, le film « s’impose comme une réussite : tendu, inventif et respectueux de l’ADN série B qui a fait le succès de la franchise ». Le quotidien loue « son rythme calibré qui ne laisse jamais le spectateur reprendre son souffle. » Le magazine spécialisé Première est lui, séduit, par la trame de ce sixième volet : « Destination finale : Bloodlines transcende sa formule en renouvelant ses mécanismes et embrasse pleinement sa nature récréative. » Noté 3 sur 5, le nouveau film de la saga « s’impose comme la belle réussite horreur de ce début 2025 ».
L’humour du film est particulièrement apprécié
Télérama est également conquis : « Quatorze ans après un volet en demi-teinte, la saga Destination finale retrouve un nouveau souffle avec ce sixième épisode délicieusement amoral, qui peut être apprécié indépendamment des précédents. » L’hebdomadaire salue l’efficacité des gags : « Les pièges les plus absurdes sont imaginés par les scénaristes, naviguant adroitement entre comédie et horreur. Pas de réflexions sur la condition humaine ni de véritables frissons : tout est dans l’absurdité des effusions de sang, souvent pour notre plus grand plaisir. » Le style humoristique a aussi convaincu Le Parisien : « On apprécie donc ce nouvel opus comme si c’était le premier. On frissonne, mais on rit aussi beaucoup à sa vision ». Pour le journal, l’introduction est le point fort du film : « l’hécatombe en altitude qui marque le début de cette sixième partie de la franchise est sans conteste le moment le plus fort de cette dernière itération ».
La Voix du Nord fait partie des rares à émettre une critique mitigée sur le nouveau long-métrage de Zach Lipovsky et Adam Stein. Si le quotidien reconnaît qu’il s’agit d’un « concept simple mais malin », le média avoue qu’il « préfère l’horreur quand elle nous prend aux tripes, sans se contenter de les éparpiller. » Pour son journaliste, le film devrait toutefois séduire les jeunes : « Destination finale : Bloodlines se range dans la catégorie des plaisirs funky et coupables pour soirées frissons, généralement entre ados. »
Nice-Matin fait partie des déçus et titre : « Le retour de Destination Finale au cinéma : un cauchemar qui tourne en rond ». Contrairement à son confrère lillois, le journal Maralpins estime que la réalisation est plutôt réussie : « La mise en scène de ces exécutions, sanglantes à souhait, est dans l’ensemble plutôt originale », avant de nuancer : « Le film se regarde en roue libre et manque l’occasion de provoquer un minimum de réflexion… alors qu’il en avait la possibilité. »
Des critiques anglo-saxonnes quasi unanimes
Les retours sont encore plus positifs du côté des médias anglo-saxons. « La mort est de retour et plus amusante que jamais », titre, par exemple, The Guardian . À l’instar du Parisien, le quotidien a apprécié la première séquence du film : « Il y a une décadence dans la réalisation qui n’est pas en contradiction avec le côté kitsch de Destination finale, mais qui en exploite tout le potentiel. C’est particulièrement évident dans la scène d’ouverture époustouflante, où le film démarre avec un gros pan d’une jeune femme (Brec Bassinger) aux yeux bandés ». Son concurrent, The Telegraph est du même avis et plaisante : « Vous avez l’estomac solide ? Alors ce sixième volet terriblement inventif pourrait bien convenir ».
De l’autre côté de l’Atlantique, The New York Times affirme que ce sixième opus « offre une adaptation convaincante de ses prédécesseurs en introduisant l’élément du traumatisme héréditaire. » Le quotidien a particulièrement aimé son autodérision : « Bloodlines se moque de ses propres scénarios improbables avec un humour méta et des gags à la Lonney Toons [la célèbre série animée, NDLR] ». The Hollywood Reporter se montre, lui, dithyrambique : « La combinaison d’images de synthèse et d’effets spéciaux fonctionne parfaitement ». Le média est l’un des rares à saluer le casting : « Santa Juana est une héroïne au courage attachant et Richard Harmon offre des moments très drôles ».
À l’inverse, le magazine de l’Illinois The Chicago Reader n’est absolument pas séduit par le film : « C’était une erreur de transformer un volet de Destination Finale en un drame familial de près de deux heures ». Pour le magazine américain, l’écriture du film est son principal point faible : « Le fait que les acteurs soient obligés d’insuffler de l’émotion dans les dialogues parmi les pires jamais sortis n’arrange rien ».
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