Hitchcock, Godard, Demy… Les lettres de François Truffaut aux réalisateurs publiées chez Gallimard

CRITIQUE – La célèbre maison d’édition publie la correspondance du cinéaste avec d’autres cinéastes. Savoureux.

Les mails l’auraient rendu malheureux comme les pierres. Là-dessus, le doute n’est pas permis. François Truffaut envoyait des lettres à la terre entière. Il n’arrêtait pas. Un épais volume rassemble sa correspondance avec des réalisateurs. On plonge là-dedans avec une curiosité de cartomancienne. Il y a du beau monde. Voici les copains, les maîtres, les aînés.

Les étrangers ne sont pas oubliés (Rossellini, qu’il surnommait « mon père italien », Arthur Penn, qui hérita de Bonnie and Clyde, prévu pour le Français). Pour convaincre Hitchcock d’accepter l’idée d’un recueil d’entretiens, il lui dit : « Beaucoup de cinéastes ont l’amour du cinéma, mais, vous, vous avez l’amour de la pellicule. » Réponse de l’intéressé : « Votre lettre me fait venir les larmes aux yeux. » La suite est connue : Le Cinéma selon Hitchcock (Seghers), modèle du genre.

Brouille avec Godard

Ces pages sont pleines de malice et d’intelligence. Tout le monde lui demande des choses. On constate qu’il était le patron…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr