CRITIQUE – Le directeur du Festival d’Avignon a construit un double récit bouleversant (et parfois comique) qui mêle la tragédie d’Euripide et la détresse d’une mère d’aujourd’hui.
Écrite pour les acteurs de la Comédie-Française, la salle Richelieu reçoit la tragédie contemporaine Hécube, pas Hécube de Tiago Rodrigues, un an après ses premières représentations à la carrière de Boulbon dans le cadre du festival d’Avignon. Nous le savons, les écrivains en général et les dramaturges en particulier puisent toujours leur inspiration dans les œuvres de leurs prédécesseurs. Tiago Rodrigues qui connaît ses classiques grecs s’est approprié la pièce d’Euripide pour illustrer la vie de son personnage principal, Nadia, une comédienne.
Alors que les spectateurs prennent placent dans les gradins, une musique berce le jour qui tombe, un blues d’Otis Redding. Les comédiens, eux aussi, s’installent, autour d’une grande table. On les reconnaît, ils sont de la maison de Molière : Denis Podalydès, Éric Génovèse, Séphora Pondi, Loïc Corbéry, Gaël Kamilindi, Elissa Alloula et Elsa Lepoivre qui sera, deux heures durant, renversante, dans le rôle de Nadia. La pièce commence par la lecture…
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