CRITIQUE – Le neuropsychiatre et l’écrivain ont engagé un dialogue sur la révolte algérienne de février 2019.
On l’a peut-être oublié, et pourtant l’événement s’est déroulé il y a tout juste six ans à Alger. En février 2019, lancée par les jeunes Algériens, une manifestation de protestation contre le régime politique a rapidement fédéré une grande partie de la population. Il faut se souvenir que cette révolte – matée dans la violence – montre que Sansal n’est pas seul à dire sa colère et à prêcher dans le désert. Ces jeunes exprimaient le même désir de combattre l’obscurantisme, l’intégrisme et la corruption. C’est après cette manifestation que, lors d’une rencontre dans le Var, Boris Cyrulnik et Boualem Sansal ont engagé un dialogue sur ce phénomène inattendu, mais, aussi et surtout, sur ses racines.
Les échanges organisés par José Lenzini ont été d’une telle richesse et ont pris une telle ampleur qu’ils ont débordé du thème initial. Cela donne un livre original, passionnant, dont l’édition de poche est parue cette semaine. Dans France-Algérie. Résilience et réconciliation en Méditerranée, le neuropsychiatre…
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