Forêts rocheuses, clairières et courses acharnées: à Fontainebleau, le grand peintre animalier Jean-Baptiste Oudry en majesté

CRITIQUE – Le château, qui a vu naître la première capitainerie des chasses, sous François Ier, consacre une magnifique exposition au grand peintre animalier du XVIIIe siècle.

Hauts les cors ! Dans les 3000 arpents du domaine de Fontainebleau, la pluie hivernale ne décourage pas plus les chasseurs que les esthètes. Au château, qui met en valeur quelques-unes des grandes battues de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755), le peintre animalier préféré de Louis XV, la chasse est lancée. Tableaux, cartons de tapisserie et tapisseries, orfèvrerie (tel cet incroyable surtout de table du duc de Bourbon, 40 kg d’argent ciselé par Jacques Roëttiers et venu du Louvre), dessins de détail ou de présentation au commanditaire, pièces de porcelaine, gravures : tout concourt ici à la mise en valeur de cet homme de cour comme de courre, qui, en son temps, suscita une véritable « Oudrymania ».

Dans ses vastes scènes de forêts rocheuses, de clairières à profondes allées, sous d’immenses frondaisons, foxhounds et beagles tirent sur leur laisse. Les queues rasées s’agitent, les chevaux piaffent. On boit du vin tandis que les équipages s’organisent…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr