CRITIQUE – Le second long-métrage de Letton Gints Zilbalodis met en scène un chat solitaire évoluant dans un monde étrangement similaire au nôtre.
Onirique, imaginatif, toujours en mouvement, voici un film d’animation d’un nouveau genre. Flow s’apparente en effet à une expérience sensorielle inédite. Comment ne pas s’émerveiller devant le second film d’animation du jeune Letton Gints Zilbalodis (Ailleurs) ? Projeté à Cannes dans la section Un certain regard, ce surprenant chef-d’œuvre sensoriel et immersif raconte comment un chat se réveille dans un univers envahi par l’eau, alors que toute présence humaine semble avoir disparu de la surface de la planète.
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Fuyant la submersion de la maison où il s’abritait, ce félin au caractère bien trempé se réfugie sur un navire décrépit habité par un paisible rongeur (un capybara). Le voilier deviendra petit à petit une sorte d’arche de Noé, où le rejoindront d’autres animaux : un labrador, un lémurien (tout droit sorti de Madagascar) et un échassier blanc.
Film fantastique d’une fluidité à couper le souffle, Flow. Le chat qui n’avait plus peur de l’eau est une parabole marquante qu’on pourrait croire post-apocalyptique…
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