Façade chantilly, télégramme ensanglanté, gâteaux roses… Les boîtes au trésor de Wes Anderson exposées à la Cinémathèque

CRITIQUE – À Paris, l’institution du cinéma expose l’univers fantasque du réalisateur. Un monde magique et poétique dont la méticulosité force le respect.

On ne fait pas mieux. Bienvenue à Andersonland. S’il y a un cinéaste qui se prête parfaitement à ce genre d’exposition à la Cinémathèque française, c’est bien lui. Wes Anderson garde tout. Ses archives ressemblent à des boîtes au trésor. La chose se présente sous la forme de six moments. Les films du réalisateur texan sont présentés par duos. Ça n’est pas idiot. Ils se répondent.

Ainsi, pour commencer, Bottle Rocket (1996) voisine avec Rushmore (1998). Les débuts sont prometteurs. Une vitrine montre la collection de ses carnets à spirale beiges remplis de sa minuscule écriture. À côté, se récapitulent les story-boards, les Polaroid. Un frisson de plaisir vous parcourt en reconnaissant le manteau de fourrure et le survêtement Adidas rouge de La Famille Tenenbaum (2002). Une caricature d’Al Hirschfeld croque les protagonistes : elle a paru dans le New York Times.

Il est compliqué de résister à la tentation de toucher les valises orange du Darjeeling Limited (2008), avec leurs initiales…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr