Après une nouvelle baisse drastique des subventions publiques, l’association d’éducation de promotion de la littérature, risque de cesser ses activités de façon « imminente ».
La Maison des écrivains et de la littérature, une association d’éducation de promotion de la littérature, est proche de cesser ses activités après une nouvelle réduction drastique des subventions publiques, a-t-elle indiqué mardi. « L’urgence est telle que la cessation est imminente », affirmait-elle dans un communiqué vendredi, faute de connaître le montant de ces subventions pour 2025.
Mardi, dans un nouveau communiqué, elle a indiqué vendredi que la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Île-de-France l’avait informée d’une nouvelle chute du financement étatique. Celui-ci doit atteindre 200 000 euros, contre 350 000 euros en 2024. Le Centre national du livre versait encore 700 000 euros de subventions en 2015, rappelle l’association. « Avec ces 200 000 euros, on peut tenir jusqu’en juin, en gros », a déclaré à l’AFP sa directrice, Sylvie Gouttebaron.
À lire aussi
L’appel au secours de La Maison des écrivains
L’association a alerté plusieurs fois depuis la fin des années 2010 sur sa situation financière de plus en plus précaire, sans obtenir que le ministère cesse de réduire ses subsides. Celui-ci, de son côté, a prévenu année après année qu’il ne continuerait pas d’assurer presque seul le financement de l’association.
Dans son dernier courrier en date au président de l’association Julien Cendres, obtenu par l’AFP, la Drac Île-de-France souligne « la nécessité d’adapter vos projets et le fonctionnement de votre association à la trajectoire financière en diminution progressive entérinée par le ministère de la Culture ». Sollicité par l’AFP, ce ministère n’a pas réagi.
La Maison des écrivains et de la littérature (Mél) emploie sept personnes. Depuis 2007, elle loue à la mairie de Paris l’hôtel particulier des écrivains Jules et Edmond de Goncourt, dans le 16e arrondissement.
Le Pass culture a financé depuis 2022 certaines de ses actions d’éducation en direction des scolaires. Mais les crédits, pour la part dite « collective » du Pass Culture, sont insuffisants par rapport à la demande. Et ils ont été, pour 2025, gelés jusqu’à la fin de l’année scolaire, ce qui a amené enseignants et monde de la culture à dénoncer un « coup de massue ».
Source du contenu: www.lefigaro.fr






