Ce qu’il reste de nous, de Jacques Terpant : le chant des paysans

LA BD DE LA SEMAINE – À partir d’archives, l’auteur a reconstitué l’histoire de son village du Dauphiné depuis l’année 1025. Un très bel hommage.

Il y a les hommes qui rêvent d’avenir et de changer le monde, et d’autres qui préfèrent s’inscrire dans la longue chaîne des siècles et des générations et perpétuer leur héritage. Jacques Terpant, né en 1957, est de ceux-là. Dans sa nouvelle BD, Ce qu’il reste de nous, il raconte, à travers six histoires recomposées à partir d’archives notariales, le passé millénaire du village de sa famille, Hostun, au pied des montagnes du Vercors, près de la rivière Isère.

Dans les premières planches introductives, on le voit, petit garçon tenant la main de son père et regardant un paysan qui pousse sa charrue attelée à deux bœufs dans le champ contigu à la maison de sa famille et à la vieille l’église : c’est son premier souvenir. On est en 1960, dans le ciel tournent déjà des satellites et son époque, comme il le dit, sera celle du rock’n’roll, de Hollywood, de la BD, mais ce jour-là, sa conscience est venue au monde avec l’image d’un temps disparu, « mélange d’une peinture de Rosa Bonheur et de…

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