Les Archives nationales exposent un portrait de la pucelle d’Orléans croquée par un greffier en 1429. Un dessin «imaginaire» qui intrigue les historiens.
Une petite silhouette de six centimètres dessinée en marge d’un registre judiciaire de 1429. Il faut se pencher et plisser les yeux pour repérer l’unique portrait contemporain de Jeanne d’Arc, actuellement exposé aux Archives nationales, à Paris. Mais la rencontre avec cette jeune femme en cheveux tenant une lourde épée vaut tous les efforts.
On doit ce dessin à un greffier, Clément de Fauquembergue, qui était chargé de tenir le Registre du conseil, sorte de journal officiel des arrêts prononcés par le Parlement, mais aussi de rendre compte de l’actualité politique. Le 10 mai 1429 lui arrive une nouvelle stupéfiante : les Anglais, qui assiégeaient la ville d’Orléans, ont été mis en déroute par une « pucelle portant bannière » . Fauquembergue mentionne en quelques lignes la levée du siège d’Orléans, et croque dans la foulée le portait d’une Jeanne qu’il n’a jamais vue. « Il veut prendre date en l’inscrivant dans le registre », explique Amable Sablon du Corail, responsable du…
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