Au procès des fausses chaises de Versailles : « Il fabriquait, je vendais, c’était une sorte de jeu »

RÉCIT – Au tribunal, l’expert Bill Pallot et l’ébéniste Bruno Desnoues affirment qu’ils n’ont jamais traité directement avec Versailles, seulement par des intermédiaires qui revendaient au Château, dont l’antiquaire parisien Kraemer.

Le crime n’est jamais parfait ! Le dicton est vrai pour tout faussaire oubliant toujours les petits détails qui vont le démasquer. L’Arsène Lupin qu’est Bill Pallot n’a pas manqué de le rappeler, à l’ouverture de son procès, mardi, au tribunal de Pontoise. « On pouvait faire mieux, confesse l’expert considéré comme le plus réputé en sièges XVIIIe qui a mis Versailles en état de siège. Mais les faux que j’ai fait fabriquer et dont j’ignorais qu’ils seraient ensuite revendus au célèbre château, par des intermédiaires de renom, sont passés comme une lettre à la poste. » 

C’est le plus grand scandale de faux de ces dix dernières années. Une onde de choc sans précédent dans le monde feutré des antiquaires et des institutions qui a sérieusement écorné l’image du Domaine royal, celle de toute une profession et d’un marché qui a plongé avant de se relever. Et aussi ébranlé la confiance des collectionneurs et du grand public assidu des antiquaires et des enchères.

Ce sujet follement passionnant…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr