EXPOSITION – Géricault, Delacroix, Girodet, Ingres, Corot, Daumier : le Musée de Tessé explore les représentations artistiques des mineurs entre la Révolution et Jules Ferry.
On ne les voit plus seulement comme des adultes en miniature. Que s’est-il passé entre l’Émile de Jean-Jacques Rousseau, premier roman éducatif moderne, et les écoliers de Jules Ferry ? Comment la peinture, la sculpture et la photographie naissante ont-elles enregistré ces 120 années de mutation de la conception de l’enfance dans notre société ? Voilà un angle mort dans l’histoire comparative des représentations qui s’éclaire au Musée de Tessé du Mans. Côme Fabre et Stéphanie Deschamps-Tan, conservateurs au Louvre, y ont bâti une exposition qui n’est pas seulement faite d’adorables minois et de gentils marmots.
« Avec la Révolution, l’enfant acquiert un statut au sein du droit de la famille. Mais rapidement les petits sont entraînés par les adultes dans des opinions et des combats qui souvent les dépassent. Un endoctrinement politique qui n’existait pas sous l’Ancien Régime », disent-ils de conserve devant une centaine d’œuvres dont plus d’un quart vient du grand musée parisien…
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