DÉCRYPTAGE – Le directeur artistique du festival d’animation, Marcel Jean, analyse les difficultés que traverse le secteur depuis 2023, faute de commandes des plateformes américaines.
Depuis sa création en 1960, le festival d’Annecy a toujours donné une vision privilégiée sur le secteur de l’animation. Pour sa 49e édition, la manifestation possède accueille près de 18 000 accrédités et 117 pays différents. Grâce à son poste de délégué artistique de la manifestation depuis 2013, le Canadien Marcel Jean peut ainsi observer à loisir l’évolution du marché international de l’animation. Cette année, il n’aura échappé à personne qu’une crise importante touche ce secteur spécifique du cinéma.
En 2024, non seulement le studio Technicolor Group a été vendu à la découpe, mais les studios Solid Anim Paris et Digital District ont été placés en redressement judiciaire. Quant au studio TeamTO, il a été racheté pour échapper à la liquidation, alors que la société malouine o2o (Idéfix et les irréductibles) n’a pas réussi à survivre à la crise. Marcel Jean décrypte ces mouvements qui jettent un froid au moment du festival.
LE FIGARO – Quelles sont selon vous les raisons de la crise que…
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