Algérie : l'écrivain Boualem Sansal transféré dans une unité de soins d’un hôpital d’Alger


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Les biopsies pratiquées par l’hôpital Mustapha «ne sont pas bonnes», selon son avocat qui alerte sur la santé fragile de l’auteur franco-algérien de 75 ans.

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré en Algérie depuis mi-novembre pour atteinte à la sûreté de l’État, a été transféré dans une unité de soins d’un hôpital d’Alger. Son éditeur, Antoine Gallimard, et son avocat, François Zimeray, l’ont annoncé alors qu’ils participaient à une soirée de soutien au Théâtre libre

«Nous avons appris tout récemment, ce matin, qu’à sa demande, il était à nouveau placé aujourd’hui dans une unité pénitentiaire de soins», a déclaré Antoine Gallimard, PDG des éditions Gallimard. Avant de poursuivre : «c’est la deuxième fois, et à sa demande. Donc qu’est-ce qu’on peut comprendre ? En tout cas, ils [les responsables qui encadrent sa détention, ndlr] ont compris que sa santé est aussi fragile et que sa disparition serait très grave, pour eux aussi».


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«Faire preuve d’humanité»

Boualem Sansal est «un homme qui ne va pas bien», a ajouté l’avocat François Zimeray sur scène. «Boualem vient d’être transféré à nouveau à l’hôpital Mustapha, et les biopsies qui ont été pratiquées ne sont pas bonnes. Donc je lance un appel, et j’aurai l’occasion de le faire sous d’autres formes, aux autorités algériennes pour faire preuve, tout simplement, d’humanité dans cette affaire». 

Le 11 décembre lors d’une conférence de presse à Paris, l’avocat français de Boualem Sansal, François Zimeray, avait déjà dénoncé le transfèrement de son client, âgé de 75 ans, vers la prison de Koléa, à environ 35 km d’Alger, sans que la défense ni la famille ne soient prévenues au préalable.

Critique du pouvoir algérien, l’auteur du Serment des barbares et 2084: la fin du monde a été arrêté à l’aéroport d’Alger le 16 novembre. Il est poursuivi en vertu de l’article 87 bis du code pénal, qui sanctionne «comme acte terroriste ou subversif, tout acte visant la sûreté de l’État, l’intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions». Mercredi dernier un tribunal à Alger a rejeté mercredi sa demande de libération provisoire.



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