À Chantilly, l’âge d’or des plus beaux manuscrits enluminés d’Occident

Juste restauré, «Les Très Riches Heures» du duc de Berry est exposé, ouvert sur ses plus somptueuses illustrations. On dit qu’il est plus difficile de les voir que de rencontrer le pape. Exceptionnel.

Se pencher en ce moment sur les vitrines de la salle du Jeu de Paume, dans le parc de Chantilly, c’est plonger dans un Moyen Âge idéal. Un monde miniature ; comme enfantin et fraîchement coloré. Y règnent les quatre « P » : prière, paix, prospérité et puissance… Dans les pages des plus beaux manuscrits jamais enluminés en Occident, dans leur luxe de détails à parcourir avec une loupe (n’oubliez pas d’en apporter une !), on se délecte des travaux et des jours : tâches agricoles où l’homme communie avec la nature ou banquets et chasses très nobles.

Et l’on s’émeut souvent de cette pastorale, comme lorsqu’on remarque sur une des tables seigneuriales, parmi les victuailles, des animaux de compagnie tels ces loulous de Poméranie. Ou comme lorsqu’on découvre ce petit de croquants qui l’hiver, depuis l’entrée de la masure familiale, se soulage dans la neige (Heures de Hennessy peint par Simon Bening vers 1532).

Conservé au château, n’y sortant jamais du fait d’une clause testamentaire…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr