REPORTAGE – Le ministre des Outre-mer tente d’arracher un nouvel accord historique pour mettre fin à l’instabilité politique et empêcher une nouvelle flambée de violences.
Avant de prendre place dans la salle climatisée du Sheraton de Bourail, rendez-vous a été pris lundi à quelques encablures de là, autour d’une natte posée au bord de la baie de Gouaro. C’est dessus que « depuis des millénaires, on y discute, on y palabre pour mieux se comprendre, sortir une solution consensuelle », introduit Richard Poindo, le responsable de la coutume au Haut-Commissariat, qui représente l’État sur place.
Passage obligé dans la culture kanake, cette cérémonie très codifiée est convoquée par les indépendantistes qui demandent aux « vieux » d’apporter « courage et force » aux négociateurs. « Pendant ces trois jours, l’esprit des anciens, des vieux est là avec vous pour vous éclairer », promet le responsable coutumier Julien Boanemoi, élu municipal du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) à Bourail.
Indépendantistes et anti-indépendantistes, kanaks et non-kanaks débutent lundi des négociations à huis clos dans un hôtel de la brousse pour…
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