DÉCRYPTAGE – En décidant de s’abstenir à la surprise générale, les députés RN ont permis au candidat d’Emmanuel Macron d’obtenir le feu vert du Parlement à une voix près.
Emmanuel Macron a senti le vent du boulet. Dans un incroyable retournement de situation, mercredi, le Rassemblement national (RN) a permis, contre toute attente, à Richard Ferrand d’échapper à la censure du Parlement. Après une semaine de polémique autour de sa possible nomination à la tête du Conseil constitutionnel, l’ancien socialiste a arraché d’un cheveu le feu vert des commissaires aux lois des deux Chambres, lors d’un scrutin à hauts risques. Au final, 39 parlementaires ont voté pour sa nomination contre 58, alors que 59 oppositions étaient requises pour atteindre la majorité de blocage fixée aux 3/5e des suffrages exprimés. Traduction : une seule voix aurait suffi à écarter de la course le candidat de l’Élysée, infligeant ainsi un camouflet historique au chef de l’État.
Dans cette victoire à la Pyrrhus, l’abstention surprise du parti nationaliste a donc été déterminante. D’autant plus cruciale, d’ailleurs, que rien ne pouvait permettre d’affirmer que les troupes de Marine Le…
Source du contenu: www.lefigaro.fr








