DÉCRYPTAGE – Alors que le Conseil constitutionnel a rendu une décision sans incidence sur le sort de Marine Le Pen, le Rassemblement national pourrait perdre lundi la plus grande ville jamais détenue par le parti, si le tribunal retient l’exécution provisoire.
Point de salut du côté du Conseil constitutionnel. Saisis par un élu municipal mahorais – frappé d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire -, les Sages ont décidé de valider, vendredi, la jurisprudence du Conseil d’État. Autrement dit, ils ne se sont pas opposés à ce qu’un élu soit déchu de son mandat local dès sa condamnation en première instance.
À quarante-huit heures du verdict des juges dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front devenu Rassemblement national, les conclusions de la rue de Montpensier étaient particulièrement attendues par l’état-major nationaliste.
Pour les troupes de Marine Le Pen, il s’agit donc d’une petite déception. « Je n’attends ni n’espère rien », a eu beau jurer la double finaliste de la présidentielle dans Le Figaro, certains de ses proches entretenaient malgré tout le maigre espoir de voir le principe même de « l’exécution provisoire » être remis en cause. En clair, que la dimension « suspensive » de l’appel soit sacralisée…
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