Nouvelle-Calédonie : un an après les émeutes, l’État face au défi sécuritaire

RÉCIT – Plus de 2600 policiers et gendarmes, des unités d’élite et des véhicules blindés en renfort… À la veille de la date symbolique du 13 mai, qui marque le début de l’insurrection l’an dernier, les autorités ont déployé un dispositif XXL pour prévenir tout débordement.

L’État ne compte pas revivre un scénario similaire. Complètement débordées lorsque les indépendantistes kanaks se sont violemment soulevés contre le dégel partiel du corps électoral aux élections provinciales à partir du 13 mai 2024, les forces de l’ordre sont sur le qui-vive à quelques heures de cette date « anniversaire » aussi symbolique que sensible pour l’archipel néo-calédonien. Il faut dire que les habitants de Nouméa et de sa périphérie – qui concentre plus de 180.000 personnes sur un total de 270.000 habitants – sont encore marqués par des semaines d’affrontements, d’incendies criminels de maisons et de sociétés (environ 700 entreprises privées ont été incendiées, pillées ou vandalisées) et de blocages de routes, accentuant les fractures communautaires et le rejet mutuel. Nombre d’entre eux craignent une résurgence des violences dans un contexte déjà anxiogène.

Pas question, donc, pour l’État de prendre le risque d’être confronté à de nouvelles vagues de violence sans pouvoir…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr