DÉCRYPTAGE – L’organisme a envoyé des propositions clé en main aux députés pour assouplir le texte sur l’euthanasie et le suicide assisté. Un « mélange des genres » malvenu alors l’organisme rembourse des frais de santé ? Son président, Matthias Savignac, invoque une tradition de défense de droits sociaux.
La Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) démarche les députés pour repousser les limites de loi sur l’aide à mourir. En avril, la mutuelle a envoyé à des parlementaires des propositions d’amendements par mails, juste avant l’examen du texte en commission des affaires sociales. Dans son courrier, que Le Figaro a consulté, elle préconise d’élargir les conditions d’accès au suicide assisté et à l’euthanasie au travers de quinze amendements prêts à l’emploi.
Le premier changement réclamé par la MGEN est la suppression de la notion de « phase avancée ou terminale » de la maladie pour avoir recours au suicide assisté. « Cette notion est médicalement très complexe à déterminer et a pour conséquence d’exclure certaines personnes atteintes de maladies dégénératives voire neurodégénératives », critique l’organisme mutualiste.
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Ce dernier souhaiterait également que l’euthanasie puisse être réalisée à partir d’une demande inscrite dans les directives anticipées pour prendre en compte…
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