Le plan de Gérald Darmanin pour imposer sa «révolution pénale» à Macron et Bayrou

Tourné vers 2027, le garde des Sceaux veut frapper fort à la rentrée. Sur le plan gouvernemental, avec un projet de loi de fermeté, et sur le plan personnel, avec une nouvelle édition de son traditionnel rendez-vous de Tourcoing.

Qu’importe si le Conseil constitutionnel vient de censurer des pans entiers de la loi Attal sur la justice des mineurs. Et qu’importe si le feu vert de Matignon pour sa propre loi tarde à venir. Gérald Darmanin avance comme si de rien n’était. Le ministre de la Justice tient à son projet de « révolution pénale », comme il le surnomme déjà, pour rendre plus compréhensibles les condamnations prononcées. Plus fermes, aussi, en ouvrant un débat sur la fin pure et simple du sursis.

Au moment où l’exécutif opte pour l’immobilisme pour ne pas risquer une censure, le garde des Sceaux façonne un texte d’une dizaine d’articles qui ne manqueront pas de faire réagir. De la création de peines minimales – en miroir des plafonds déjà existants – à la suppression de l’aménagement de peine obligatoire, l’ancien patron de la Place Beauvau croit tenir là une attente de l’opinion. Sans compter l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, qu’il défend dans le cadre d’une révision constitutionnelle qu’il…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr