CONTRE-POINT – Les parlementaires LR ont finalement décidé de faire obstacle à la nomination de Richard Ferrand. Personne n’avait anticipé que son sort serait entre les mains des amis de Marine Le Pen.
Un veto, fût-ce pour une voix, de Richard Ferrand, aurait été un séisme politique et un camouflet pour Emmanuel Macron. Sa validation, surtout à une voix près, provoque une autre tempête politique, une fois encore autour du Rassemblement national.
Depuis plusieurs jours, chacun s’interrogeait sur ce que feraient les parlementaires LR et personne n’avait anticipé que la nomination à la présidence du Conseil constitutionnel serait entre les mains des amis de Marine Le Pen. Était-ce là leur objectif premier : montrer qu’ils restaient au centre du jeu ? Rappeler que rien ne peut se faire sans eux ? Susciter la rage impuissante de leurs adversaires ? En ne s’opposant pas au choix de ce grognard de la première heure du macronisme, le RN envoie pourtant un signal paradoxal à ses propres électeurs : celui de faire un cadeau à Emmanuel Macron, dont le parti de Jordan Bardella se veut le meilleur opposant.
«Campagnonnage»
De Laurent Wauquiez à Valérie Pécresse, en passant par François-Xavier…
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