CONTRE-POINT – Une chose est de pointer la « dérive » des arrêts maladie ; autre chose est d’annoncer des déremboursements ou le relèvement des tickets modérateurs.
La « survie de notre pays » en jeu, la « confrontation les yeux ouverts » avec une situation « intolérable », une exigence de « vérité » face au « piège » d’une dette « irréversible ». François Bayrou n’a pas lésiné sur les mots pour alerter sur l’état des finances publiques et convaincre de sa détermination à les redresser. Certes, dire, ça n’est pas encore faire. Mais la lucidité vaut mieux que le déni et la clarté est préférable à l’habileté. De ce point de vue, l’exercice auquel s’est livré le premier ministre est à saluer.
Il faut aussi reconnaître au chef du gouvernement d’avoir été au-delà du simple diagnostic. D’abord en osant dire que la France souffrait d’un manque de travail, et que la réponse aux déficits passait par un surcroît d’activité. Ensuite en posant des limites claires à la thérapie à venir par un double refus de l’augmentation de la dette et des impôts. Deux « solutions de facilité », a-t-il martelé. Poser ces deux bornes est courageux…
Source du contenu: www.lefigaro.fr








