CONTRE-POINT – À l’exception de Jean Castex, le président a toujours fini par se lasser ou s’agacer de ceux qu’il avait nommés à Matignon.
La gauche veut le censurer. Le RN ne lui concède qu’un simple sursis. Son « socle commun » l’observe, les bras croisés, plus qu’il le soutient. L’opinion témoigne d’une sévérité plus forte qu’envers aucun de ses prédécesseurs dans une fonction rodée à l’impopularité. Mais à ces regards peu amènes s’ajoute celui d’un président de plus en plus agacé par le premier ministre qu’il a nommé à la veille de Noël.
Emmanuel Macron ne comprend pas François Bayrou. Et doute de sa capacité à s’en sortir. Certes, d’Oslo, où il était en visite d’État, il lui a donné « tout à fait raison » mardi de ne pas se résoudre à l’échec du conclave sur les retraites. En demandant aux partenaires sociaux d’aller « au-delà de leurs désaccords », il a même semblé voler à son secours. Mais comme on le fait pour quelqu’un dont on constate qu’il ne parvient pas à s’en sortir tout seul.
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