CONTRE-POINT – Le référendum est un point d’aboutissement. Tant qu’on en fera un point de départ, il restera otage du seul registre de l’incantation.
Les Français en réclament et presque tous les politiques en demandent. Et pourtant, aucun référendum n’a été organisé depuis près de vingt ans. Il en va de ce scrutin comme de la proportionnelle : une apparence de consensus se heurte au mur de l’inaction.
Et pour cause : les mots sont agités comme un slogan sans que personne ne prenne la peine d’aller au bout d’une vraie réflexion institutionnelle. En envisageant de consulter les Français pour « trancher certains sujets déterminants », Emmanuel Macron n’a pas dérogé à la règle, s’abstenant même de prononcer le mot « référendum ». Or, il est rare que le non-dit engendre la clarté.
Redonner la parole au peuple
Qu’a voulu le chef de l’État ? D’abord montrer qu’il disposait encore de quelques leviers ; président défait mais pas empêché. Ensuite, qu’en dépit de « l’instabilité » provoquée par la dissolution, il restait des outils pour sortir d’une situation bloquée. Mais invoquer la voie du référendum…
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