CONTRE-POINT – L’addition des scénarios donne le vertige, d’autant qu’ils reposent le plus souvent sur des déductions plus que sur des informations.
Que la prévision politique soit une science incertaine, l’anniversaire du premier tour des législatives le rappelle. Le 30 juin au soir, le Rassemblement national arrivait largement en tête du scrutin battant son record historique en voix (plus de 12 millions de suffrages), cinq points devant le Nouveau Front populaire, la majorité macroniste sortante devant se contenter d’une humiliante troisième place. La seule question était de savoir si le parti de Jordan Bardella obtiendrait ou non une majorité absolue en sièges.
Personne n’imaginait qu’une semaine plus tard, le RN, victime d’un « front républicain » que l’on croyait caduc, serait le grand perdant du second tour. Ni que, passé un interminable été d’hésitation d’Emmanuel Macron, la majorité sortante se maintiendrait au pouvoir et que les deux plus anti-macronistes des dirigeants de LR, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, valideraient un « socle commun » gouvernemental avec leurs adversaires de la veille. Il y a un an, la…
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