Face à François Bayrou, la drôle d’opposition façon Marine Le Pen

DÉCRYPTAGE – Depuis la nomination du premier ministre, la nationaliste a épargné l’exécutif à de nombreuses reprises, quitte à semer le trouble jusque dans son propre camp.

Comme un léger doute. Ces dizaines d’électeurs qui expriment en rafale leur colère, leur déception ou même leurs interrogations, sont-ils vraiment des électeurs du Rassemblement national (RN) ? Pour en avoir le cœur net, un cadre lepéniste a demandé à ses collaborateurs de rappeler chacun des mécontents auteurs d’un courriel. D’une pierre, deux coups : s’ils sont vraiment sympathisants, ce sera l’occasion de les rassurer ; s’ils ne le sont pas, ce sera l’occasion de les démasquer. Car après tout, il pourrait aussi s’agir d’une opération de déstabilisation téléguidée par un camp adverse. « Il faut être sûr que ce ne sont pas de faux militants ou de faux électeurs qui viennent de Reconquête  ou d’ailleurs ! », se méfie-t-on.

Ce mercredi 19 février, les troupes de Marine Le Pen viennent de prendre tout le monde de court en décidant à la surprise générale d’épargner Richard Ferrand lors du vote, au Parlement, sur sa nomination à la présidence du Conseil constitutionnel. En…

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