RÉCIT – Alors que l’écrivain franco-algérien est emprisonné depuis cinq mois, ses soutiens, reçus mercredi par François Bayrou, craignent qu’il ne devienne un peu plus l’otage de la dégradation des relations provoquée par Alger.
Cinq mois jour pour jour après l’arrestation de Boualem Sansal en Algérie, François Bayrou a reçu les responsables du comité de soutien à sa libération, dans la soirée de mercredi. « Nous portons l’idée, tous, qu’il puisse retrouver la liberté, son intégrité », a indiqué le premier ministre en les accueillant à l’Hôtel de Matignon. « Grand écrivain en langue française », ce Franco-Algérien est un « prisonnier d’opinion », a-t-il ajouté, soucieux de « rappeler aux autorités algériennes à quel point il y a un mouvement de solidarité autour de lui ».
Au sein du comité de soutien, on craint que la brusque remontée des tensions ces derniers jours – l’expulsion de 12 fonctionnaires français par Alger, à laquelle Paris a répondu, mardi, par une mesure similaire prise contre 12 agents consulaires algériens – compromette un peu plus les chances de libération de cet homme âgé de 80 ans et malade.
« Il faut absolument décorréler le sort de Boualem Sansal des relations franco-algériennes
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