L’Insoumis a considéré que le parti à la rose « n’était plus un partenaire », mais un « allié de circonstance ».
La coalition du Nouveau Front populaire (NFP) a-t-elle du plomb dans l’aile ? Alors que les députés socialistes n’ont pas voté ce jeudi la motion de censure contre François Bayrou, à l’inverse de leurs partenaires insoumis, écologistes et communistes, le gouvernement – qui a multiplié les concessions envers le parti à la rose – se réjouit d’avoir enfoncé un coin dans le nouveau cartel des gauches. Au point d’être relativement confiant sur sa survie lorsque les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2025 seront soumis au vote de l’Assemblée nationale. Une fracture inédite depuis les législatives anticipées de 2024 dont a bien pris acte Jean-Luc Mélenchon.
Invité dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », la figure tutélaire de La France insoumise (LFI) s’est dite « meurtrie » et « trahie » par la décision des socialistes, qui ont choisi, à une très large majorité, de ne pas s’associer à ce texte de rejet. Pour le troisième homme de la présidentielle de 2022, le mouvement dirigé par Olivier Faure n’est alors « plus un partenaire », mais « un allié, et encore, de circonstance ». « La censure, c’est ce qui distingue la majorité de l’opposition », a rappelé Jean-Luc Mélenchon, jugeant que la « vérité politique » éclatera lors des motions de censure qui seront déposées sur les textes budgétaires. « Nous avons pris l’engagement d’abroger la retraite à 64 ans, pas une combine pourrie comme celle que vient d’accepter le PS » eu égard à ses négociations avec le gouvernement, a-t-il encore tempêté. Louant le comportement des communistes et des écologistes qui, eux, « ont confirmé l’alliance du NFP », l’ancien député de Marseille refuse de « passer l’éponge » aux socialistes, comme si de rien n’était.
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Avant de répondre aux attaques frontales de François Hollande dans La Tribune Dimanche, selon qui le PS a désormais entre ses mains « la clé » du jeu politique jusqu’à la présidentielle de 2027. Et met fin à « la position irrespectueuse et arrogante de LFI » au sein du NFP. « Cet homme est une machine à tromper », a grincé Jean-Luc Mélenchon. En parallèle, le chef de file des Insoumis a mis en garde son camp contre le tempérament combatif du premier ministre. « C’est un homme très habile, extrêmement résolu. Tous ceux qui prennent François Bayrou pour une chiffe molle se trompent. Sa manière de conduire sa politique est celle d’un guerrier, ce n’est pas un mou », a-t-il martelé. Considérant que l’hôte de Matignon est d’ores et déjà candidat à l’Élysée, « en compétition avec Monsieur Hollande ».
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