DÉCRYPTAGE – Un amendement du gouvernement pour tenter de restreindre la portée du texte a été adopté. Les opposants au suicide assisté restent inquiets d’un droit qui pourrait concerner des patients ayant encore plusieurs années à vivre.
C’est le thème le plus clivant de la proposition de loi sur le suicide assisté et l’euthanasie. Lundi, à l’Assemblée nationale, les députés ont commencé à aborder le cœur du débat sur la fin de vie avec l’examen de l’article 4 du texte qui fixe les conditions d’accès à l’aide à mourir. Au-delà des « pour » et des « contre », cette question de l’éligibilité des patients à une mort provoquée divise les partisans même de ce nouveau droit. Doit-il uniquement concerner des patients proches de la mort ? Les malades qui ont encore plusieurs mois à vivre, voire plusieurs années, devraient-ils avoir accès à un produit létal ?
D’un côté, les défenseurs d’un droit « restrictif » plaident pour appliquer des critères plus « stricts » à l’aide à mourir. De l’autre, les partisans d’un droit à mourir, plus axés sur la demande du patient et sa perception de la douleur, bataillent pour élargir davantage le texte. Enfin, les opposants, eux, jugent qu’aucun critère ne saurait véritablement…
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