La Cour de cassation a confirmé, ce 26 novembre, la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Cette décision rend sa condamnation définitive. Il sera prochainement convoqué par le juge d’application des peines.
L’affaire Bygmalion avait mis en évidence un système de double facturation destiné à masquer le dépassement massif du plafond légal des dépenses de campagne : près de 43 millions d’euros dépensés au lieu des 22,5 millions autorisés, une partie ayant été illégalement imputée à l’UMP via de fausses conventions. Sarkozy a toujours nié toute responsabilité.
Cette décision intervient dans un contexte judiciaire déjà très lourd pour l’ancien président :
- Il est placé sous contrôle judiciaire après près de trois semaines de détention liées à sa condamnation à cinq ans de prison, dont un ferme, pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Son procès en appel est prévu en 2026.
- Il a également été définitivement condamné à un an de prison ferme sous bracelet électronique dans l’affaire des écoutes (« Paul Bismuth »).
- Il est mis en examen depuis 2023 dans une autre branche de l’affaire libyenne, liée à une possible tentative de manipulation de témoignage.
- Une enquête préliminaire est en cours sur ses activités de conseil en Russie pour possible trafic d’influence.
Âgé de 70 ans, Nicolas Sarkozy continue de contester l’ensemble des accusations.
Chronologie des affaires concernant Nicolas Sarkozy
2012 — Campagne présidentielle et affaire Bygmalion
Source du contenu: infodujour.fr









