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Dans une interview pour le journal de la chaîne M6, diffusé vendredi à 12 h 45, le chanteur de 77 ans juge la situation politique « bordélique ». Avant d’ajouter, « on est comme ça depuis Jules César ».
« La France aujourd’hui… je préférais la mienne », déclare Michel Sardou. Interrogé par Nathalie Renoux lors d’une interview diffusée vendredi 13 décembre dans le « 12.45 » de M6, le chanteur aux prises de position politique bien tranchées, depuis son pamphlet anti-gaulliste Les Ricains de 1967, explique que s’il devait écrire une chanson sur la situation actuelle de la France, « elle ne serait pas tendre ».
« Comme toujours, on préfère toujours sa jeunesse. Quand on dit “c’était mieux avant”, c’est une connerie. C’était notre jeunesse qui était mieux avant », précise-t-il. «Mais là je suis un peu perdu. Je ne sais pas ce que j’écrirais. Le côté bordélique peut-être me plairait. » Provocateur assumé, dans ses titres ou sur les plateaux de télévision, l’artiste n’a jamais peur de dire haut et fort ce qu’il pense des affaires politiques. Surtout à quelques heures de la nomination d’un nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron. Il s’agira donc du quatrième en un an. Et pour Michel Sardou, « finalement c’est bien fait pour sa gueule ».
« C’est nous qui avons voulu ça. »
Michel Sardou
La censure du gouvernement de Michel Barnier soutenue par une alliance hétéroclite de la gauche et du Rassemblement National, intervient seulement trois mois après sa nomination. La dissolution préalable de l’Assemblée par Emmanuel Macron avait déjà fragilisé le paysage politique. « C’est nous qui avons voulu ça », lance d’abord le chanteur, évoquant l’élection législative à la suite de la dissolution de l’Assemblée. Puis Michel Sardou, l’air narquois, donne un sens historique, à sa sauce, de tout ça : « On est comme ça depuis Jules César. S’il est rentré aussi facilement en Gaule, c’est qu’ils [les Gaulois] ne pouvaient pas se piffer les uns, les autres. Donc, qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ? On n’a pas César ».
En juin 2024, à l’occasion de l’avant-première de sa dernière tournée projetée sur grand écran, un spectateur avait demandé au chanteur de se présenter aux prochaines élections. Comme à son habitude, le chanteur n’y est pas allé avec le dos de la cuiller : « On déteste tous les présidents, les Premiers ministres sont bien plus marrants ». répond alors Michel Sardou avant de lancer un définitif: « Arrêter de faire chier les Français, ça serait bien. »
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