Au théâtre des Champs-Elysées, la soprano Patricia Petibon retrouve l’art de la métamorphose

PORTRAIT – L’inclassable artiste incarne cette fois Mère Marie, sa troisième prise de rôle dans l’opéra de Poulenc… Et peut-être pas la dernière !

Ses premiers pas dans la lumière de Poulenc et Bernanos ? Patricia Petibon s’en souvient comme si c’était hier. « C’était il y a vingt-cinq ans avec le rôle de Sœur Constance, dans la mise en scène fantastique de Marthe Keller  ! » L’actrice suisse, déjà bien connue des mélomanes, notamment pour sa Jeanne d’Arc bouleversante de fragilité et de force à la fois dans Jeanne au bûcher, de Honegger, signait là sa toute première mise en scène lyrique. À l’Opéra du Rhin, la lionne alémanique des plateaux de théâtre, de télé ou de cinéma, qui, petite, se rêvait en danseuse de ballet, se révélait pudique. Sensible. Profonde. Signant un spectacle d’une rare ferveur. Tout en sobriété, en subtils jeux de lumière. Une gestion de l’espace scénique et sacré du carmel d’une rare intelligence, qui laissait parfaitement respirer la musique, jusqu’à ce « Salve Regina » final éthéré et bouleversant.

Ce spectacle, resté dans toutes les mémoires – et…

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