États-Unis : un homme exécuté pour le viol et le meurtre d’une fillette

En 2007, Christopher Collings avait été reconnu coupable du viol et du meurtre d’une petite fille de 9 ans. La dernière tentative de son avocat pour empêcher sa mort avait échoué lundi.

Cette nuit, Christopher Collings, 49 ans, a été exécuté par injection létale dans le Missouri. Cet homme a été reconnu coupable du viol et du meurtre de Rowan Ford, une fillette de 9 ans, en 2007, rapporte le quotidien USA Today . Pourtant, jusqu’à lundi, il pouvait encore espérer voir sa peine aménagée, mais ses chances ont été réduites à néant par le gouverneur républicain de l’État. «La condamnation et la peine de M. Collings restent en vigueur pour son crime horrible et cruel», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le crime s’est déroulé le 2 novembre 2007 dans l’état du Missouri. Selon ses aveux, Christopher Collings buvait et consommait des stupéfiants avec deux de ses amis au domicile de l’un d’entre eux : David Spears, le beau-père de la victime. Les trois hommes se sont ensuite rendus à la caravane du condamné, laissant la fillette seule chez elle. Tandis que le troisième homme ramenait David Spears chez lui en empruntant des routes peu fréquentées pour éviter la police, allongeant donc son temps de trajet, Christopher Collings s’est précipité au domicile de son ami et a kidnappé la petite fille. Il l’a ensuite ramenée dans sa caravane pour la violer.

Le condamné, bien connu de la fillette, a pris garde à ce qu’elle ne le reconnaisse pas. Mais en sortant de la caravane, la petite fille a aperçu son agresseur. Pris de panique, il l’aurait étranglée avec une corde. Son corps a été retrouvé dans un fossé à proximité de la caravane, une semaine après sa disparition. L’avocat de Christopher Collings a toujours déclaré que ce dernier était rempli de remords encore aujourd’hui. 

D’autres confessions

Mais quelques zones d’ombre demeurent. Ses confessions consignées dans des documents judiciaires et consultées par USA Today n’ont jamais été enregistrées. Elles ont été prononcées face à un officier de police, à l’extérieur d’un commissariat et seul à ce moment-là. Elles ne sont donc pas légales au regard de la loi américaine. Ce sont pourtant bien ces aveux qui ont compté au cours du procès. L’agent, mort en 2020, a en plus été jugé quatre fois pour désertion de l’armée et n’aurait donc jamais dû entrer dans la police, selon l’avocat du condamné. 

Ce dernier a également pointé du doigt les confessions du beau-père de la victime. Il aurait expliqué à un autre service de police que Christopher Collings lui a donné une corde qu’il a saisie pour étrangler sa belle-fille, selon The Mirror Us. C’est aussi lui qui a conduit les forces de l’ordre au cadavre de sa belle fille. Condamné pour complicité, David Spears est resté plus de sept ans en prison avant d’en sortir en 2015. 

Le gouverneur du Missouri reste catégorique : «L’implication (de Christopher Collings, NDLR) n’a jamais été remise en cause». Cette nuit, il est devenu le 23ème détenu américain exécuté en 2024 et le quatrième dans le Missouri la même année. 

Source du contenu: www.lefigaro.fr