ENTRETIEN – Dans L’Accident de piano, le réalisateur de Yannick transforme l’actrice de L’Amour ouf en star du web dégénérée. Rencontre avec un duo détonnant pour une comédie noire et jubilatoire.
Cheveux et barbe hirsutes, chemise en jean immuable, Quentin Dupieux soigne son look de quinquagénaire faussement débonnaire et dilettante. Le réalisateur sort L’Accident de piano, son cinquième film en deux ans (après Incroyable mais vrai, Fumer fait tousser, Yannick, Daaaaaali ! et Le Deuxième Acte). À ses côtés, son actrice principale, Adèle Exarchopoulos, sans sa panoplie de Magalie, son personnage de créatrice de contenu bête et méchante. Entretien sans filtre.
LE FIGARO. – Quentin Dupieux, il paraît que vous ne voulez plus donner d’interview seul. Pourquoi ?
QUENTIN DUPIEUX. – En fait, j’en ai marre d’être filmé. Ce n’est pas mon métier. On m’a beaucoup vu, j’ai sorti trois films en moins d’un an. Yannick, c’était un petit film, il fallait que je le défende, et j’ai été partout. Au bout d’un moment, on me reconnaît dans la rue. Je n’ai pas signé pour ça. En plus, je me trouve mauvais. Je n’aime pas me voir dans une émission de télé.
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