RÉCIT – L’écrivain franco-algérien, incarcéré pour «atteinte à l’intégrité nationale», sera fixé sur son sort en appel ce mardi 1er juillet. L’issue de ce procès politique est directement liée aux relations entre Paris et Alger, désastreuses depuis des mois.
«Vous m’écoutez ?», a lancé la présidente en arabe au tribunal d’Alger ce 24 juin. Réponse limpide de Boualem Sansal, amaigri, malade, mais debout : «Oui, mais je vais vous répondre en français». Avant d’asséner, quelques minutes plus tard : «Je suis un homme libre. Je parle à tout le monde, et je parle en France, pas en Algérie.»
L’incertitude plane sur la nature du verdict qui doit être rendu en Algérie ce mardi 1er juillet. Suivra-t-il les réquisitions, deux fois plus lourdes qu’en première instance où l’accusation avait déjà réclamé dix ans de prison ferme à l’encontre de l’écrivain franco-algérien, malade et âgé de 75 ans, au cours d’une entrevue expéditive d’à peine 20 minutes ? Le 25 juin, la condamnation était tombée comme un couperet sur un Boualem Sansal affaibli, aux cheveux courts, seul à la barre : cinq ans de prison ferme et 500.000 dinars algériens d’amende (un peu plus de 3000 euros). Son avocat, Pierre Cornut-Gentille, n’avait pas pu être présent…
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