REPORTAGE – Le ministère de l’Intérieur accuse le groupe terroriste d’avoir perpétré l’attaque qui a fait au moins 25 morts et 63 blessés. L’État islamique n’a pas encore revendiqué l’attentat.
Dans l’église où se presse une foule affolée, une odeur de mort prend à la gorge. Au sol, le sang côtoie les restes humains que tentent de ramasser les membres de la Sécurité civile arrivés quelques minutes avant sur les lieux. « Depuis la chute du régime, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. Certains corps étaient totalement détruits », lâche l’un d’eux. Des icônes ont été arrachées des murs par la puissance de la détonation.
Celles encore accrochées sont éclaboussées de sang. Nicolas Trados sort pour respirer devant le fronton de l’édifice. « Un homme est arrivé pendant la messe et a commencé à tirer, raconte le Syrien, aux cheveux grisonnants. Mon fils a essayé de le repousser mais je ne l’ai pas laissé faire. L’assaillant est ensuite entré dans l’église en tirant, puis s’est fait exploser. C’était exactement là », poursuit-il en indiquant d’un geste du bras le trou formé dans le sol par la détonation.
À trois kilomètres de là, à l’hôpital al-Mujtahid, les médecins mobilisés…
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