ANALYSE – Les retraits face au RN au second tour des législatives ont permis l’élection de 26 députés de gauche et de 64 députés du centre et de droite supplémentaires.
Le front républicain a tant marqué les esprits qu’il faut examiner trois questions : a-t-il modifié la nature du scrutin de l’été 2024 ? A-t-il réellement empêché le Rassemblement national (RN) d’accéder au pouvoir ? À qui a-t-il le plus profité, entre la gauche, le centre et la droite ? Le caractère exceptionnel de cette élection est double. Il y a d’abord un passage de trois blocs au premier tour (Nouveau Front populaire, majorité présidentielle, RN et ciottistes) à deux blocs au second (front républicain et RN). Les Républicains et les divers droite ne s’associent pas au front républicain mais sont trop faibles pour constituer un autre bloc.
Il y a en outre ce fait totalement inédit dans les dix-sept législatives de la Ve République : on change entre les deux tours d’adversaire principal. Au premier tour, c’étaient les candidats jugés proches du macronisme. Au second, c’est le Rassemblement national. Sans les retraits des candidats arrivés en troisième position…
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