CONTRE-POINT – Une année plus tard, le constat est terrible : la fonction présidentielle a été affaiblie sans que le rôle du Parlement soit revalorisé.
Merci, Macron, merci, Mélenchon. Si le Parti socialiste bénéficie encore d’un groupe de 66 députés à l’Assemblée nationale, il ne le doit pas au bilan d’Olivier Faure à la tête du parti, mais à une faute politique du président de la République et à l’habileté tactique du leader Insoumis, qui a alors imposé une nouvelle fois un label commun à toute la gauche. C’est en effet en pensant à ce côté-là de l’échiquier que le chef de l’État, dont le parti avait été humilié aux élections européennes, a pris, il y a tout juste un an, cette incroyable décision qui s’est avérée suicidaire pour lui et funeste pour le pays.
Quel était le calcul de Macron ? Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national dépassait les 30 % à un scrutin national, Jordan Bardella décrochant deux fois et demie plus de sièges que la liste de la majorité de Valérie Hayer. Se sachant le vent en poupe, les lepénistes exigent une dissolution. Mais si le président, à la stupéfaction des siens, la leur accorde…
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