ENTRETIEN – L’artiste de Rio a construit son installation monumentale en crochet multicolore, écorce, terre et épices dans la Nef Nord. Un îlot tropical et sensoriel dans un ensemble traversé par l’esprit de la fête.
Ernesto Neto arrive à la terrasse du Grand Café, le nouveau restaurant fort parisien du Grand Palais, en bermuda et marcel, bronzé comme un pain d’épices. Rien ne semble jamais le brusquer ni l’inquiéter. Cet artiste né à Rio en 1964 semble transporter la joie avec lui et dissiper partout l’idée même de travail. Pourtant, il en a fallu pour concevoir cette énorme voûte textile dont les pans en bandes de chintz crochetées retombent comme des lianes et encapsulent les instruments de percussion. Sur le sol, l’écorce absorbe le bruit des pas et leur confère une lenteur inhabituelle à Paris. C’est Nosso Barco Tambor Terra, dévoilé l’été dernier au Museu des Arte, Arquitetura e Tecnologia (MAAT) de Lisbonne, adapté cet été à l’énorme espace du Grand Palais où soudain il semble plus petit.
Lorsque l’on est au pied de l’œuvre, sa luxuriance et son parfum subjuguent. Vue de la mezzanine où sont exposés quatre peintres brésiliens des galeries Mendes Wood DM de São Paulo et A Gentil Carioca, elle est…
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