REPORTAGE – L’un des sites historiques du constructeur franco-italien de puces va être impacté par la réorganisation voulue par la direction. Les élus montent au créneau et dénoncent une manœuvre politique pour apaiser Rome, sur fonds de crise de gouvernance.
Un symbole d’ambitions restées lettre morte. Au nord de Tours, une élégante passerelle métallique barrée du logo « ST » enjambe l’avenue ceinturant la zone industrielle occupée depuis les années 1970 par STMicroelectronics (ex-Thomson). Inaugurée il y a à peine un an, elle devait relier les sites de production à un nouveau parking, indispensable pour accompagner l’extension prévue des usines. Mais elle débouche aujourd’hui sur un terrain vague envahi d’herbes folles et quelques bâtiments désaffectés. Pas sûr qu’elle serve un jour.
« Le site est en sursis », tranche un salarié croisé à la sortie de l’usine. Depuis l’automne, l’horizon s’est obscurci pour les 1400 salariés du site, qui fabrique des composants pour des secteurs variés : télécoms, électronique grand public, électroménager, automobile… Face à un retournement de son marché, STMicro a lancé un vaste plan d’économies visant 500 millions de dollars d’ici à 2027. Tours pourrait en faire les frais. Ce printemps, les…
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