Grève des taxis : François Bayrou annonce «retravailler le détail» de la convention «dès mardi»

«Il est nécessaire que l’on y réfléchisse ensemble», a précisé le premier ministre ce samedi 24 mai, après avoir reçu une délégation de chauffeurs de taxis au ministère des Transports.

Le premier ministre François Bayrou a annoncé samedi soir que la nouvelle convention régissant le transport de patients par taxis serait revue «dès mardi», à l’issue d’une rencontre au ministère des Transports avec leurs représentants. «Nous allons retravailler dans les semaines qui viennent, le détail des décisions, des mesures et orientations qu’il faut prendre», a-t-il déclaré au cours d’un point de presse à l’issue de cette réunion destinée à trouver une issue au conflit provoqué depuis bientôt une semaine par cette nouvelle convention.

Plus tôt dans la journée, François Bayrou avait affirmé comprendre l’«émotion» des chauffeurs de taxis, qui ont lancé il y a près d’une semaine un mouvement de protestation. «Je prends très au sérieux votre émotion. Il est nécessaire que l’on y réfléchisse ensemble et de prendre en compte les contraintes auxquelles nous sommes exposés», a déclaré François Bayrou lors d’une réunion au ministère des Transports avec les fédérations de taxis, selon des propos rapportés par son entourage.

Les chauffeurs de taxis avaient auparavant menacé de nouvelles actions de blocage, en attendant la réunion de fin d’après-midi. L’intersyndicale des taxis avait lancé une mobilisation lundi pour protester contre cette convention, qui prévoit une unification des tarifs, aujourd’hui hétérogènes selon les départements.

«Je souhaite que l’on mette tout sur la table»

Lors de cet échange, le premier ministre a confié son estime pour les chauffeurs de taxis, «parce qu’ils travaillent et qu’ils prennent des risques en montant une entreprise». «Je souhaite que vous puissiez prendre le temps d’expliquer ce que vous ressentez, que l’on puisse voir ensemble s’il y a une issue à tout cela. Votre situation m’intéresse et je souhaite que l’on mette tout sur la table», a-t-il ajouté, toujours cité par son entourage.

Le nouveau système entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019).

«Ils ont des idées pour faire des économies», a déclaré François Bayrou ce samedi soir qu’il venait de rencontrer, précisant que les réflexions à venir devraient se faire «sans changer la date d’application» du texte.

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