Ces trois pays, où des militaires se sont emparés du pouvoir en rupture avec la France ces dernières années, s’affichent de plus en plus ouvertement comme des dictatures.
Il y a à peine plus de cinq ans, le Sahel apparaissait s’ancrer dans la démocratie. Au Burkina Faso, après près de 28 ans de régime militaire, un président élu est à la tête du pays depuis 2015. Le Niger est sur le point de connaître sa première transmission pacifique du pouvoir. Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta est hautement impopulaire et englué dans la contestation des élections législatives dont les résultats sont douteux. Mais nul ne s’inquiète vraiment. Notamment pas Paris, l’ex-puissance coloniale. À tort.
Aujourd’hui, le Mali s’enfonce dans l’autoritarisme au point de ressusciter le concept du général-président à vie, montrant le chemin à ses voisins, eux aussi embourbés dans une lutte sanglante contre des rébellions islamistes. Le glissement malien vers une dictature avouée s’accélère ces derniers mois. Jusqu’alors, Assimi Goïta, auteur de deux coups d’État entre 2020 et 2021, assurait main sur cœur vouloir organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils. Certes…
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