PORTRAIT – Partez à la découverte du prometteur ailier de Montpellier, avant la rencontre contre La Rochelle ce dimanche soir en clôture de la 24e journée de championnat.
La Martinique puis La Réunion
L’histoire de Maël Moustin a démarré en Martinique. Né le 22 avril 2003 à Fort-de-France, il débute au Rugby Club du Diamant, sur la côte sud-ouest de « l’Île aux fleurs ». En 2012, il rejoint, à plus de 13.000 kilomètres de là, l’île de La Réunion et le club de Saint-Joseph. C’est en 2016 qu’il rejoint la métropole et Agen, accompagné de son cousin Samuel Nollet, aujourd’hui troisième-ligne de Soyaux-Angoulême.
Le sourire, tout le temps
Si, sur le terrain le jeune ailier de 22 ans n’est pas du genre à rigoler, il n’en reste pas moins quelqu’un de solaire, avec « tout le temps le sourire », dixit Frédéric Garcia, son ancien entraîneur lorsqu’il évoluait dans la catégorie espoirs. Pour Sud-Ouest, ce dernier détaille : « Au-delà de ce potentiel, il a toujours ce grand sourire qui illumine son visage quand il joue. Il respire la joie de vivre. Il apporte clairement sa pierre au collectif. Et puis, vraiment, il a toujours le sourire. Trop, pensent certains ».
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Fabien Galthié le suit
Son départ de l’Union Bordeaux-Bègles, l’été dernier, avait fait grincer quelques dents, notamment chez les supporters girondins. Il faut dire que le potentiel du champion du monde des moins de 20 ans en 2023 est indéniable… Parti à Montpellier en même temps que l’autre ailier de l’UBB, Madosh Tambwe, Moustin s’affirme de plus en plus dans l’effectif héraultais. Pour preuve, le Montpelliérain a inscrit six essais toutes compétitions confondues, dont deux face à… son ancien club, dimanche dernier. Des performances qui ont tapé dans l’œil du staff des Bleus puisque, d’après les informations de Canal +, Maël Moustin serait dans le viseur de Fabien Galthié pour disputer la tournée d’été du XV de France en Nouvelle-Zélande .
Être ailier, son rêve d’enfant
Avec un tel physique (1m87, 103 kg), le jeune gaillard aurait pu – au siècle dernier – jouer devant. C’est pourtant au centre qu’il a été formé lorsqu’il a appris le rugby. Un peu plus tard, en rejoignant le centre de formation de l’UBB, Maël Moustin a pris part à de nombreux matches au poste d’arrière. Avant de s’imposer à l’aile, en club comme en sélection. « Quand j’étais petit justement, je jouais centre et je voulais jouer ailier parce que j’aimais le rôle de finisseur. Marquer des essais, c’est ce qui me galvanise et ce que j’aime encore beaucoup aujourd’hui », analysait-il dans un message posté sur les réseaux sociaux de son ancien club girondin.
Champion du monde mais des regrets
Depoortère, Costes, Attissogbé, Jegou, Tuilagi et… Moustin. L’ailier de Montpellier fait partie de l’autre génération dorée, celle sacrée championne du monde des moins de 20 ans en 2023. Durant la compétition, il dispute deux matches de poules et inscrit notamment un essai contre le pays de Galles. Malheureusement, il n’a pas joué la demi-finale, ni la finale. Moustin était malade puis trop juste pour être aligné. «Il a su se servir de cette frustration pour rebondir», a réagi son ancien entraîneur, Frédéric Garcia, toujours chez nos confrères de Sud-Ouest.
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