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EXCLUSIF – À visage découvert, et quelques heures avant d’être reçu par le ministre de l’Intérieur pour évoquer la vive «inquiétude dans l’écosystème crypto», visé par une vague d’enlèvements et de tentatives d’extorsion, Thibaut Boutrou témoigne dans l’émission «Points de Vue» et demande à «monter d’un cran dans la dissuasion».
La tentative d’enlèvement sanglante visant la famille du patron de Paymium en plein Paris, ce mardi, fait suite à plusieurs événements pris très au sérieux par les autorités compétentes et les professionnels du secteur des cryptomonnaies, clairement pris pour cible.
« Les ravisseurs n’ont pas peur de passer à l’acte. Désormais, on attend des condamnations fermes de la justice et que la dissuasion monte d’un cran ».
Thibaut Boutrou, cofondateur de Meria Finance
Cofondateur d’une plateforme d’investissement afférente, Meria Finance, Thibaut Boutrou se fait le porte-voix d’un secteur plutôt secret par nature mais qui ne peut plus se taire. Ce 15 mai, dans l’émission «Points de Vue» (Le Figaro TV), celui qui sera reçu ce vendredi matin par Bruno Retailleau livre une ébauche de ce qu’il pourrait dire au ministre de l’Intérieur. «Ça peut se produire en pleine journée, en pleine rue, en plein Paris. On voit que les ravisseurs n’ont pas peur de passer à l’acte. La violence et la fréquence sont montées d’un cran. L’inquiétude monte dans l’écosystème et on n’a pas l’impression que toutes les mesures soient prises pour empêcher que cela se reproduise. Sur les récents cas d’agressions, les forces de police et d’enquête ont rapidement retrouvé les coupables mais désormais, on attend des condamnations fermes de la justice et que la dissuasion monte d’un cran», demande l’entrepreneur, qui concède «faire attention à tout : à ne pas donner son adresse, à installer de la vidéosurveillance, à veiller à ne jamais communiquer sur les réseaux sociaux en temps réel lors de déplacements, une somme de dispositifs très intrusifs mais qui font désormais partie de notre réalité».
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«Beaucoup d’entrepreneurs dans la crypto quittent la France et conseillent aux autres de le faire»
Associé à Owen Simonin, l’influenceur en cryptomonnaies aux 760.000 abonnés sur YouTube, plus connu sous le pseudo de «Hasheur», Thibaut Boutrou raconte l’agression avec tentative d’extorsion subie par ce dernier il y a trois ans : «Owen avait été agressé à son domicile avec une arme à feu mais c’était un homme isolé. En ce moment, le mode opératoire se répète et on voit que des gens sont mandatés pour ça, il y a des commanditaires organisés et ça laisse entendre qu’il y en aura d’autres…» L’électrochoc ? «Beaucoup d’entrepreneurs dans la crypto ne se sentent plus en sécurité ici et quittent la France. On en parle sur nos canaux de discussion privés et ceux qui sont à l’étranger conseillent de partir. Il y a des pères de famille. En l’état, je n’envisage pas de le faire mais s’il n’y a pas de réponse ferme, nous prendrons les dispositions en conséquence», prévient l’investisseur.
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Thibaut Boutrou décide – courageusement, eu égard au contexte – de parler à visage découvert pour passer un appel à «protéger les entrepreneurs. Nous avons plein de talents en France, des pointures technologiques qui créent des emplois mais aujourd’hui, ils en sont à se poser la question de le faire ailleurs». Dans le même temps, le cofondateur de Meria s’en prend aux idées reçues autour de la «crypto» et qui encourageraient, selon lui, le passage à l’acte. «Ces attaques sont probablement dues aux fantasmes alimentés. On entend que les gens dans la crypto seraient fortunés, ou encore que la crypto serait intraçable et que les transferts de fonds ne pourraient pas être identifiés. Au contraire, dans les derniers cas cités, tous les fonds ont été récupérés car les cryptomonnaies sont, précisément, facilement traçables», ponctue-t-il, auprès de Timothée Dhellemmes.
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