REPORTAGE – L’écrivain, qui s’était rendu en Syrie en 2012 lors de la sanglante guerre civile, est reparti à la rencontre de ceux qui combattaient alors un pouvoir tyrannique, et pensent aujourd’hui qu’une voie vers l’unité et la démocratie est encore possible.
La première chose qui frappe le voyageur en Syrie, cent jours après la chute du régime honni de Bachar el-Assad, c’est la joie. Dans le taxi depuis Beyrouth, j’interroge mon chauffeur, qui baragouine quelques mots d’anglais : « En Syrie, c’est la liberté ? La liberté. Pour toujours ! » La gentillesse, aussi : à un checkpoint, un soldat barbu, après avoir jeté un coup d’œil à travers les vitres, nous salue : « Je prie pour votre sécurité. »
Cette joie presque ébahie, celle d’une chape de plomb de plus de cinquante ans enfin rejetée, se condense dans des moments magnifiques. Le 15 mars, jour anniversaire du début de la révolution, je suis arrivé à Homs, ville où j’avais passé plusieurs semaines en janvier 2012, au moment charnière où le soulèvement, face à la répression impitoyable du régime, se militarisait, et où le pays basculait dans la guerre civile.
J’avais alors travaillé avec de nombreux activistes, dont peu avaient survécu ; mais l’un d’eux, Omar…
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