CONTRE-POINT – Depuis son arrivée à Matignon, le premier ministre scande le même diagnostic sans dévoiler de solutions précises. L’annonce d’un référendum risque de ressembler à une nouvelle astuce pour gagner du temps.
Emmanuel Macron annonce une convention citoyenne – ce serait la troisième sous sa présidence – et François Bayrou suggère un référendum – ce serait le premier depuis celui sur la Constitution européenne, il y a vingt ans. Les deux têtes de l’exécutif remettent sur la table deux outils de ce qu’on appelle la « démocratie participative ».
Dans un contexte de désaffection à l’égard des acteurs et des outils de la vie politique « classique », tout ce qui relève de la consultation directe des citoyens semble plébiscité par les Français. À ces deux outils évoqués ce week-end, il faut ajouter les référendums d’initiative populaire dont la possibilité a été timidement introduite dans la Constitution. La nécessité de mieux faire « respirer » la vie démocratique est indéniable. À condition que le moyen ne devienne pas une fin et que la modalité ne tienne pas lieu de projet.
Passer des mots aux actes
S’agissant du redressement des finances publiques, François Bayrou pose comme principe dans le JDD que seule une…
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