Au Louvre, faste et puissance des légendaires mamelouks

CRITIQUE – Du Caire à Alep, cette caste d’anciens esclaves caucasiens a régné pendant deux siècles et demi. Le musée revient sur un sultanat brillant, gardien des lieux saints de l’islam et des épices transitant par la mer Rouge.

Des mamelouks la mémoire collective française semble n’avoir retenu qu’un lointain avatar : Roustam Raza. Il est vrai qu’avec son sarouel rouge, son turban et son cimeterre à la hanche, ce garde du corps et valet de chambre préféré de Napoléon a subjugué par son exotisme. Notamment lors du sacre du 2 décembre 1804, quand il a caracolé à la tête du cortège conduisant à Notre-Dame.

Au Louvre, une exposition va bien au-delà, même si elle s’ouvre avec la présentation d’un harnachement de cheval équivalent de celui de Roustam Raza et pièce très exceptionnelle. Cette selle sur velours rose brodé de fils d’or, avec son caparaçon d’appliques scintillantes, prêt du Musée de l’armée, est en effet l’un des trois équipements pris sur le champ de bataille des Pyramides lors de la campagne d’Égypte.

Une efficacité maintenue

Le parcours conçu par la directrice du département des arts de l’Islam au musée, Souraya Noujaim, et sa chargée des collections, Carine Juvin, dresse un bilan incluant les dix dernières années de recherches…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr